La synastrie d’Élisabeth et de Philip en un coup d’œil
La synastrie de la reine Élisabeth II et du prince Philip compte 30 contacts entre les deux thèmes, près de la moyenne de 31,1 pour deux personnes prises au hasard. Ce qui frappe, c’est la précision de quelques-uns : trois sont à moins d’un degré, et les deux Lunes sont en Lion.
Les deux heures de naissance utilisées ici viennent de sources publiées : la synastrie inclut donc les Ascendants et tous les points qui dépendent des maisons. C’est l’un des deux seuls couples célèbres du site dont les thèmes peuvent se lire en entier.
Élisabeth est née avec le Soleil à 0°13′ du Taureau et un Ascendant Capricorne ; Philip avec le Soleil à 18°53′ des Gémeaux et un Ascendant Lion. La bi-roue ci-dessus dessine le thème d’Élisabeth à l’intérieur de celui de Philip.
Comment lire la liste des contacts de synastrie
Chaque contact de leur synastrie est donné avec son orbe, c’est-à-dire son écart à l’aspect exact, et avec son taux de base, la part de 1 000 couples pris au hasard qui ont le même contact. L’orbe dit la force d’un contact ; le taux de base dit à quel point il est inhabituel.
Ce que les chiffres ne disent pas
Un contact serré n’explique pas qu’un mariage ait duré. Les mêmes contacts de synastrie se retrouvent dans des relations qui se sont vite terminées, et rien ici n’explique les choix de qui que ce soit.
Deux Lunes en Lion, à trois degrés l’une de l’autre
La Lune d’Élisabeth est à 12°07′ du Lion et celle de Philip à 15°08′ du Lion. En synastrie, une conjonction Lune–Lune se lit comme deux personnes qui ont besoin des mêmes choses pour se sentir apaisées.
Ce que décrit un contact Lune–Lune
Les astrologues lisent dans la Lune les habitudes, le réconfort et la façon dont une personne se remet d’une journée difficile. Quand deux Lunes partagent un signe, on lit ces rythmes comme familiers à l’un et à l’autre.
Le Lion en particulier
Une Lune en Lion se lit comme un besoin de chaleur et de loyauté, avec le goût du cérémonial. C’est une position qui va bien à deux personnes dont la vie s’est déroulée en public, même si l’astrologie ne peut pas dire si elle a façonné ces vies.
À quel point c’est rare
Seuls 5,6 % des couples pris au hasard ont une conjonction Lune–Lune, ce qui en fait le moins courant de leurs huit contacts les plus serrés. À 3,01°, il est aussi plus large que les trois contacts présentés plus bas ; la page Lune conjonction Lune lit ce contact en détail.
La Lune d’Élisabeth sur le Neptune de Philip
La Lune d’Élisabeth se trouve à 0,51° du Neptune de Philip, placé à 11°37′ du Lion. En synastrie, Neptune sur la Lune se lit comme de l’idéalisme et de la sensibilité entre deux personnes.
Idéalisme et devoir
Les contacts de Neptune se lisent comme le fait de voir l’autre sous une lumière plus douce. Avec la Lune, l’accent porte sur les sentiments et l’attention à l’autre plutôt que sur la romance.
Le taux de base
Une conjonction Lune–Neptune se retrouve chez 9,2 % des couples pris au hasard : le contact est remarquable sans être rare.
Lire sans connaître la suite
Il est facile, après coup, de faire correspondre un contact à une histoire connue. La lecture honnête est plus étroite : ce contact de synastrie décrit une tonalité, et ce que deux personnes font d’une tonalité ne figure pas dans le thème.
Pluton sur Mercure : le contact le plus serré
Le contact le plus serré de leur synastrie est le Pluton d’Élisabeth, à 12°42′ du Cancer, conjoint au Mercure de Philip, à 13°03′ du Cancer, à 0,34° de l’exactitude.
Comment se lit Pluton–Mercure
Mercure, c’est la façon dont une personne pense et parle ; Pluton, c’est la profondeur et l’intensité. La bibliothèque de synastrie du site lit ce contact comme deux courants qui fusionnent et qu’il est difficile de séparer.
Pourquoi une planète générationnelle compte ici
Pluton avance lentement : beaucoup de personnes nées vers 1926 partagent le Pluton d’Élisabeth. Ce qui le rend personnel dans leur synastrie, c’est le Mercure de Philip qui vient s’y poser.
À quelle fréquence on le trouve
Une conjonction Pluton–Mercure se retrouve chez 9,4 % des couples pris au hasard. Le contact est courant ; sa précision ne l’est pas.
Le Mars d’Élisabeth opposé à l’Ascendant de Philip
Le Mars d’Élisabeth, à 20°52′ du Verseau, s’oppose à l’Ascendant de Philip, à 18°39′ du Lion, à 2,22° de l’exactitude. Seuls 7,0 % des couples pris au hasard ont ce contact.
De l’énergie de part et d’autre de l’horizon
Une opposition à l’Ascendant tombe sur le Descendant de l’autre personne, le point que les astrologues associent au partenariat. Mars à cet endroit se lit comme de l’élan et de la franchise tournés vers l’autre.
Pourquoi les heures de naissance comptent ici
Ce contact de synastrie n’existe que parce que les deux heures de naissance sont connues. Avec un thème sans heure pour l’un ou pour l’autre, il ne serait pas tracé du tout.
Un deuxième contact aux angles
L’Ascendant d’Élisabeth, à 21°25′ du Capricorne, est aussi à 3,09° d’un trigone avec le Saturne de Philip, ce qui se lit comme de la stabilité entre eux. Ce contact de synastrie se retrouve chez 18,9 % des couples pris au hasard.
Le thème composite : Soleil et Mercure en Taureau
Leur thème composite, fait des milieux de chaque paire de planètes, place le Soleil à 24°33′ du Taureau et Mercure juste à côté, à 0,69°. L’Ascendant composite est à 5°02′ du Taureau.
Un composite en Taureau
On associe le Taureau à la constance, à la patience et à l’attachement à ce qui a été construit. Dans un thème composite, il décrit le tempérament propre de la relation plutôt que celui de l’un ou de l’autre.
La Lune composite
La Lune composite est à 13°38′ du Lion, entre leurs deux Lunes natales. Deux Lunes dans le même signe donnent aussi une Lune composite dans ce signe.
Les aspects composites les plus serrés
Vénus composite, à 9°40′ du Bélier, est au carré de Pluton composite, à 0,65° de l’exactitude, et Mars composite s’oppose à Saturne à 1,19° près. Les deux se lisent comme de l’intensité et de la pression au sein d’un lien qui dure.
Le thème Davison : 15 novembre 1923, au-dessus de l’Italie du Nord
Leur thème Davison est dressé pour le 15 novembre 1923 à 4 h 50 UT, à mi-chemin dans le temps entre juin 1921 et avril 1926. Le lieu est à mi-chemin entre Londres et Corfou, près de Pontoglio, en Lombardie.
Un Soleil Scorpion opposé au composite
Le Soleil Davison est à 21°48′ du Scorpion, à 177° du Soleil composite en Taureau. Les deux Soleils se font face chaque fois que les naissances sont séparées d’un nombre impair d’années, arrondi à l’année la plus proche : ici 4,9 ans, donc cinq.
Lune et Ascendant
La Lune Davison est à 19°24′ du Verseau, en phase de premier croissant, et l’Ascendant Davison est à 4°20′ du Scorpion.
Ses aspects les plus serrés
Le Soleil Davison est conjoint à Mercure à 0,48° près, en écho à la paire Soleil–Mercure du composite. Mercure est au carré de Neptune à 0,95° près, et la Lune s’oppose à Neptune à 0,97° près.
Ce que leur synastrie doit aux heures de naissance
Comme les deux heures sont connues, on peut recalculer cette synastrie sans elles pour voir ce qu’aurait montré une version sans heure. La comparaison est une bonne leçon pour lire le thème de n’importe quel couple célèbre.
Sept contacts disparaissent
Si l’on dresse les deux thèmes pour midi, la synastrie passe de 30 contacts à 23. Tous les contacts avec un Ascendant disparaissent, dont le Mars d’Élisabeth opposé à l’Ascendant de Philip et l’Ascendant d’Élisabeth en trigone avec le Saturne de Philip.
Les Lunes se déplacent
À midi, les deux Lunes se trouvent vers 16° du Lion : la conjonction Lune–Lune paraîtrait presque exacte, à 0,37°. Avec les vraies heures, elle est à 3,01°.
La Lune d’Élisabeth sur le Neptune de Philip
C’est l’inverse pour la Lune d’Élisabeth sur le Neptune de Philip : 0,51° avec les vraies heures, mais 5,1° dans les thèmes de midi. Une synastrie sans heure peut faire paraître un contact plus serré, et un autre plus large, qu’il ne l’est.
D’où viennent leurs heures de naissance
Leur synastrie ne se lit en entier que parce que les deux heures de naissance sont documentées. Voici d’où vient chacune d’elles.
Élisabeth : le Times, 1926
Le Times du 22 avril 1926 rapportait que la duchesse d’York « a donné naissance à une fille au 17, Bruton Street, hier à 2 h 40 du matin ». La Grande-Bretagne était déjà passée à l’heure d’été cette semaine-là : le thème utilise donc 2 h 40, heure d’été britannique (BST).
Philip : deux biographies
Dans Young Prince Philip (2011), Philip Eade écrit : « À 10 heures du matin, un petit garçon vint au monde. » La biographie de Denis Judd, parue en 1980, cite l’enregistrement grec avec la même heure.
Les heures plus anciennes
Une source de 1972 donnait 21 h 46, et une nourrice se souvenait que « le soleil se couchait ». Les deux contredisent l’enregistrement : cette page utilise donc 10 h.
Le calendrier grec
La Grèce utilisait encore le calendrier julien en 1921 : son enregistrement indique donc le 28 mai. Le thème utilise la date grégorienne, le 10 juin 1921.
Soixante-treize ans de mariage, et ce que les thèmes ne peuvent pas dire
Ils se sont rencontrés enfants en 1934, lors d’un mariage royal, puis se sont revus à Dartmouth en 1939. Leurs fiançailles ont été annoncées le 9 juillet 1947, et ils se sont mariés à l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947.
Les faits publics
Philip est décédé le 9 avril 2021, après 73 ans de mariage. Élisabeth est décédée le 8 septembre 2022.
Ce que la synastrie apporte, et ce qu’elle n’apporte pas
La synastrie décrit deux thèmes reliés par plusieurs contacts serrés et deux Lunes en Lion. Elle n’explique pas un mariage de soixante-treize ans, et elle ne l’aurait pas prédit.
Pour voir comment ton propre thème rencontre celui d’une autre personne, utilise le thème de synastrie, le calculateur de thème composite ou le calculateur de thème Davison.
FAQ sur la synastrie d’Élisabeth et de Philip
›Que montre la synastrie de la reine Élisabeth II et du prince Philip ?
Trente contacts entre leurs deux thèmes, à peu près la moyenne de deux personnes prises au hasard. Les plus serrés sont le Pluton d’Élisabeth sur le Mercure de Philip (0,34°) et la Lune d’Élisabeth sur le Neptune de Philip (0,51°) ; les deux Lunes sont en Lion, à 3,01° l’une de l’autre.
›D’où viennent leurs heures de naissance ?
L’heure d’Élisabeth, 2 h 40, vient du Times du 22 avril 1926. Celle de Philip, 10 h, vient de deux biographies qui citent son enregistrement grec ; les heures plus anciennes qui circulent, 21 h 46 et « au coucher du soleil », ne concordent pas avec elles.
›Élisabeth et Philip avaient-ils le même signe lunaire ?
Oui. La Lune d’Élisabeth est à 12°07′ du Lion et celle de Philip à 15°08′ du Lion, une conjonction à 3,01° de l’exactitude. Seuls 5,6 % des couples pris au hasard ont une conjonction Lune–Lune.
›À quoi ressemble leur thème composite ?
Le Soleil composite est à 24°33′ du Taureau, rejoint par Mercure à 0,69° près, avec un Ascendant Taureau. L’aspect le plus serré est le carré Vénus–Pluton composite, à 0,65° de l’exactitude.
›Quel est leur thème Davison ?
Le thème du 15 novembre 1923 à 4 h 50 UT, dressé près de Pontoglio, en Lombardie, à mi-chemin entre Londres et Corfou. Son Soleil est en Scorpion, à l’opposé du Soleil composite.
›Puis-je comparer mon thème à celui d’une autre personne de la même façon ?
Oui. Les calculateurs de synastrie, de thème composite et de thème Davison de ce site sont gratuits et utilisent le même moteur que cette page.
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